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Vulgarisation scientifique des avancées de la recherche sur la COVID-19

Les vaccins neutralisent-ils Omicron ?

Les vaccins contre la COVID-19 actuellement sur le marché ont été élaborés à partir de la protéine virale de surface Spike (S) de la souche d’origine de Wuhan. Le nouveau variant Omicron possède un nombre de mutations bien plus élevé que les autres variants, notamment dans sa protéine S. On peut dès lors craindre qu’il échappe aux anticorps produits par les vaccins actuels. Dans cette étude, les scientifiques ont analysé la neutralisation du variant Omicron par des personnes vaccinées.

Pour cela, les chercheurs ont étudié la neutralisation in vitro, c’est-à-dire dans un système de culture cellulaire, du variant Omicron par le sérum (qui contient les anticorps) de patients ayant été vaccinés par le vaccin AstraZenecca ou Pfizer-BioNTech. Ils ont reçu 2 doses du vaccin. On a identifié l’existence du variant Omicron le 24 novembre 2021 en Afrique du Sud, avec 62 mutations dans son génome par rapport à la souche d’origine, c’est-à-dire bien plus que chez les autres variants. D’après les premières études, il serait encore plus transmissible que le Delta (indien, majoritaire jusqu’ici), mais n’entraînerait pas plus de formes sévères. Les scientifiques ont ici montré que la neutralisation du virus par les anticorps produits par la vaccination était bien moins efficace que pour les autres variants, et cela pour les 2 vaccins testés. De plus, certains sérums de patients ne neutralisent pas du tout le variant Omicron.

En conclusion, le variant Omicron est plus éloigné de la souche d’origine de Wuhan que les autres variants. De ce fait, le vaccin risque d’être moins efficace contre Omicron. Cela est confirmé par des tests in vitro dans cette étude. Toutefois, ce travail a été réalisé sur un nombre limité de patients et doit donc être confirmé. De plus, des premières données rassurantes montrent que la 3ème dose de vaccin permet une protection plus efficace.

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